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Mémoire et confiance en soi

Avoir confiance en soi : c'est bon pour la mémoire
Avoir confiance en soi : c'est bon pour la mémoire
Counselling (source)
Il y a des années que je m'intéresse à la confiance personnelle et son impact sur la mémoire. Vous le savez très bien : le stress inhibe littéralement vos capacités cognitives. Et donc votre mémoire. Plus vous avez confiance, moins ça vous prend de ressources et mieux vous sollicitez votre cognition. Et le premier truc que j'ai découvert pour augmenter la confiance en soi, c'est de nourrir votre mémoire d'expériences positives mais aussi reconsidérer certaines évidences, comme la pensée positive par exemple qui, à mon avis, ne suffit pas.
Reprendre confiance en soi, ça doit vous permettre de vous booster, de progresser, d'avancer, et ça ne peut pas se faire en vous répétant mentalement que tout va bien, que vous allez de mieux en mieux : vous ne ferez que jouer sur les apparences.
Posture de confiance en soi
Posture de confiance en soi
Scott Webb (source)

Comment font les personnes qui ont confiance en elles ?

Comment et pourquoi certaines personnes semblent posséder une immense confiance en elles ? Quelles différences entre ces personnes et d'autres qui ne peuvent même pas se regarder dans un miroir ? Un premier truc que j'ai souvent remarqué, c'est que ces personnes inspirent elles-même confiance. Et inspirer confiance, ça peut donner confiance en soi. Inspirer, c'est influencer, c'est guider, dicter l'action de quelqu'un, être à l'origine de. Une des premières étapes majeures, selon moi, pour optimiser votre confiance en vous, c'est déjà de favoriser la confiance qu'on met en vous. 

Comment inspirer confiance ?

C'est finalement l'objet d'une première étape : une personne qui contrôle sa vie inspire confiance. On la sent forte. Et le retour est immédiat : dès que vous sentez qu'on a confiance en vous, vous optimisez un peu plus cette confiance personnelle.
 Pendant très longtemps, comme bon nombre de personnes, je ne me sentais pas capable de mener des projets. Je doutais constamment de ce que je proposais. Je faisais un pas en avant, deux en arrière. En agissant de la sorte, qu'est-ce qu'il se passait selon vous ? Je transmettais l'image d'une personne indécise, soucieuse, tracassée. Le retour des gens était immédiat, ça se lisait dans leurs yeux : "il n'a pas la carrure, il n'y arrivera pas" etc. Et l'une des premières causes du manque de confiance en soi nous vient du regard des autres. Tout petit, déjà, à l'école, vous cherchez à plaire à vos parents, à vos enseignants. Si, à la moindre erreur, aux premiers échecs on vous fait comprendre que vous n'êtes pas « fiable », alors vous vous dévalorisez, vous courez après cette confiance et vous hésitez : c'est un cycle infernal. 
Et ce cycle, vous devez le rompre : si vous ne savez pas comment faire pour avoir confiance en vous, dites-vous juste que, si le mental agit sur le corps, l'inverse est vrai. Pour avoir confiance en vous, vous devez commencer par vous tenir comme quelqu'un qui a confiance en lui. Voyons voir : une personne qui a confiance en elle :
  • se tient droite
  • regarde devant elle
  • regarde les autres dans les yeux
  • sourit
  • marche d'un pas décidé
  • sait bien s'habiller
  • adopte une attitude d'ouverture à l'autre

Habituez votre corps à adopter la bonne posture

 Vous n'avez peut être jamais analysé la situation de cette façon, mais si vous habituez votre corps à endosser le rôle d'une personne confiante, vous allez créer des habitudes non seulement au niveau comportemental, mais aussi au niveau mental. Vous pouvez d'ailleurs faire l'expérience tout de suite : redressez-vous, gonflez vous à bloc et serrez les poings : comment vous sentez-vous ? Fort ? Puissant ? Prêt à gravir des montagnes ? Vous voyez, c'est très simple au final. 
L'idée du corps qui agit sur le mental et inversement n'est évidemment pas nouvelle. Plusieurs recherches l'ont démontré il y a maintenant de nombreuses années. Vous remarquerez d'ailleurs que les gens qui ont des soucis sont souvent voûtés, regardent par terre etc... Si au contraire vous calquez l'attitude des personnes "en forme", vous adopterez une posture plus ouverte, plus joyeuse, plus dynamique. Si en plus vous accélérez les mouvements vous vous optimiserez de façon positive votre attitude : il y a une époque où, au chômage, je me mettais à voir les choses du mauvais côté. Instantanément, je me mettais à faire quelques petits sauts, un peu comme un boxeur sur un ring : au bout de quelques minutes seulement je retrouvais une vraie pêche d'enfer. Donc n'oubliez pas que si votre cerveau peut agir sur votre corps, l'inverse est également vrai. 
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Récompensez-vous !

Il existe un autre truc imparable, une habitude très importante à adopter dès aujourd'hui pour reprendre confiance en vous : celle de privilégier la sensation de plaisir par rapport aux contraintes, celle de vous récompenser. Des millions, peut être des milliards de personnes vivent aujourd'hui sous la contrainte : un travail harassant, une activité ennuyeuse, mal payée, une vie de famille surchargée etc... Si en plus, le sommeil est agité, vous imaginez la vie que ces personnes mènent. C'est d'ailleurs peut être la vie que vous vivez.
Il y a quelque temps, j'ai reçu un email d'une personne qui se plaignait de manquer de confiance en elle. Elle n'avait pour référence que des échecs. Elle me demandait comment effacer ces souvenirs. Je crois que ces phénomènes de souvenirs qui "embêtent" sont avant tout des tracas qui "attirent l'attention". Et donc qui sont répétés, même parfois inconsciemment... La répétition, c'est ce qui ancre l'information. Et si vous avez ancré des tracas, il est normal que vous n'ayez pas confiance en vous.
Comment fonctionne l'oubli ? Une information qui n'est plus réactivée s'efface progressivement. Donc la solution c'est de ne plus y penser. Oui mais... Justement, on y pense parce que ça nous tracasse. Il faut donc agir sur cette capacité à maîtriser et contrôler les tracas, les sources de stress et les angoisses. Vous devez équilibrer vos différentes expériences et faire en sorte que les positives prennent le pas sur les négatives. Un exemple super concret : je parie que si je vous emmène dans un endroit où vous vous éclatez comme un fou, vous ne pensez plus à vos tracas. Pourquoi ? Parce que tel un magicien je capte et dirige votre attention vers une source positive, éloignée de ces tracas. Et si je répète cette expérience, au final je vous habitue à cet état d'esprit : une interférence se créée et la nouvelle information prend le pas sur l'ancienne. C'est un peu ce qu'il se passe lorsque vous passez d'un logiciel à un autre : la nouvelle interface supplante la précédente.
Confiance en soi : vous prendrez bien une carotte ?
Confiance en soi : vous prendrez bien une carotte ?
Pexels (source)
Plutôt que d'essayer d'effacer, d'oublier, je pense au contraire qu'il faut équilibrer et nourrir votre mémoire de nouvelles expériences positives : les récompenses sont des expériences positives. Dans nos sociétés modernes, quand on parle de réussite, d'objectifs, on met souvent en avant l'intérêt du "sacrifice". J'entends par là : "mériter son salaire" dans le sens où il a fallu en échange donner beaucoup de soi. C'est indéniable, si vous voulez obtenir quoique ce soit de la vie, vous devez faire des choix, sans doute certains sacrifices. Mais, à mon avis, il y a un point sur lequel vous ne devez jamais transiger : la notion de plaisir, de récompense.
Je lisais il y a quelques jours un article sur la récompense et ses "méfaits". Ainsi, selon cet article, il faudrait plutôt privilégier la joie de terminer une tâche en tant que telle. Je suis d'accord. D'un point de vue psychologique, une récompense rentre dans le cadre d'une motivation extrinsèque. Ce qui signifie que pour être bien, on va s'offrir un élément extérieur : en gros, c'est le système de la carotte qu'on utilise avec les enfants, "si tu fais ça, alors tu auras ça". Elle s'oppose donc à la motivation intrinsèque : on fait les choses pour soi et rien d'autre.
Les récompenses peuvent donc être limitantes, c'est vrai, si elles sont mal utilisées. Ceci étant, je reste persuadé qu'elles sont nécessaires non pas comme un but en soi, mais bien comme "cadeau" personnel. On s'offre un cadeau parce qu'on a bien travaillé ou bien agit. J'y crois fondamentalement. Vous en ferez l'expérience, mais si, chaque jour, vous vous autorisez des trucs qui vous plaisent, vous verrez que, naturellement, la vie vous paraîtra plus agréable.

Mon double conseil

Partez à la conquête d'expériences positives : plus que les pensées positives, qui peuvent être un complément, les actions positives sont plus implicantes, plus impactantes. Lancez-vous des défis positifs, rencontrez des gens positifs, autorisez-vous des trucs funs dont vous vous rappellerez.
Prévoyez aussi de vous récompenser chaque jour pour la journée accomplie. Fixez vous des objectifs journaliers simples, agissez pour atteindre ces objectifs et récompensez-vous. Vous pouvez vous offrir un moment sympa, une sortie, un cinéma : programmez votre semaine en ce sens et, même si vous ne parvenez pas toujours à atteindre votre objectif, récompensez-vous mais gardez toujours à l'esprit que cette récompense doit avant tout être méritée et arriver après l'effort. L'effort est primordial, le résultat est secondaire : vous n'êtes pas obligé de réussir pour vous récompenser, mais bien d'agir. Si vous agissez et que vous faites un effort, vous méritez votre récompense.

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