Podcasts
Dans un monde saturé de données, la vraie distinction pourrait bien se jouer entre ceux qui déchargent leur mémoire, et ceux qui la cultivent. Entre les consommateurs passifs et les apprenants actifs. Et si demain, la mémoire devenait l’un des marqueurs essentiels de notre humanité ?
Quand on écoute une information brute, comme une liste de dates ou une définition abstraite, notre cerveau mobilise principalement le
cortex auditif et une petite partie du
cortex préfrontal, là où s’analyse le langage. Autrement dit : on entend, on traite, et malheureusement, on
oublie souvent très vite. L’information reste désincarnée, un peu comme un fichier qu’on lit sans vraiment le télécharger. Mais quand on écoute une histoire, c’est un tout autre monde qui s’ouvre dans notre cerveau. Car une histoire, ce n’est pas seulement une suite de mots. C’est une expérience multisensorielle simulée.
Notre cerveau est câblé pour l’orientation. On le sait depuis les travaux sur l’hippocampe, cette zone située dans le lobe temporal, qui joue un rôle central à la fois dans la mémoire et dans la navigation spatiale. C’est elle qui nous permet de retrouver notre chemin dans une ville, de nous souvenir du chemin du retour, ou de dire « c’était à gauche de la boulangerie ». En fait, l’hippocampe agit un peu comme un GPS biologique, mais il ne sert pas qu’à se repérer dehors : il organise aussi nos souvenirs dans des paysages mentaux. Et c'est là que la méthode des lieux devient si puissante...
Le brain rot, c’est cette forme d’encrassement cognitif, lent mais réel, provoqué par une surconsommation de contenus numériques courts, rapides, et souvent sans profondeur. Ce n’est pas une maladie, ni un trouble neurologique reconnu. Mais c’est une réalité que des millions de personnes ressentent chaque jour : l’esprit qui décroche, l’attention qui s’effrite, la mémoire immédiate qui flanche, l’impression de vide dans la tête. Bref votre cerveau donne l’impression de rôtir sur place...
Dans ce 100e épisode, je vous propose un plan d’action pour
activer votre mémoire, créer des automatismes,
apprendre plus vite et plus profondément tout en diminuant votre
charge mentale. On parlera aussi d’un allié inattendu : l’intelligence artificielle, qui peut vous aider à structurer, tester, renforcer ce que vous apprenez, à condition de l’utiliser comme un partenaire, pas comme une béquille.
Quand un enfant est harcelé à l’école, ce n’est pas simplement son moral qui en prend un coup. C’est tout son cerveau qui entre en état d’alerte. Car face à une menace perçue — moqueries, humiliations, agressions physiques ou psychologiques — le cerveau active son système de survie. Il libère alors une hormone bien connue : le cortisol. Chez un enfant harcelé jour après jour, cette hormone devient un poison.
La
synesthésie, c’est ce phénomène fascinant où les sens se mélangent : les chiffres ont des couleurs, les sons ont des formes, les mots ont des goûts. Une manière singulière, étonnante et parfaitement réelle de percevoir le monde. Une perception dans laquelle les frontières entre les sens deviennent perméables, poreuses, parfois même totalement invisibles.
Contrairement à ce qu’on pense, la
concentration n’est pas un réflexe naturel, ni une simple décision de “se mettre au travail”. C’est une fonction cognitive complexe, qui demande au cerveau de mobiliser ses ressources sur une tâche tout en bloquant activement tout le reste.
Connaissez-vous la loi de Brandolini ? Aussi appelée loi de l’asymétrie des idioties, elle énonce une vérité désarmante : « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter une ineptie est largement supérieure à celle nécessaire pour la produire. » Autrement dit : il est facile d’inventer une bêtise convaincante, mais très difficile de la corriger une fois qu’elle a pénétré les esprits.
L’aphantasie, c’est l’absence d’image mentale. Une personne aphantasique ne peut pas "voir dans sa tête". Même si elle connaît très bien un objet ou un lieu, elle n’arrive pas à s’en faire une image dans son esprit.
Flux RSS des commentaires
Flux RSS des pages