Valérie Boisgelot

Anna Sam, les tribulations d'une caissière

Nourrissez votre mémoire avec... Linoa Lamour !

linoa billet
Cette série "Nourrissez votre mémoire avec..." est en rapport avec tout un pan de l'art de la mémoire sur lequel je travaille : cette capacité que nous avons tous d'optimiser notre "structure neuronale" en apprenant de l'expérience des autres. Concrètement : en nourrissant votre mémoire d'idées, de points de vue, de parcours, vous faites marcher vos neurones miroirs : vous vous mettez à la place des autres et vivez leur vie. Belle façon d'apprendre non ? En bonus : vous développez réellement votre mémoire en intégrant des modes de pensée.
C'est vraiment par hasard, au détour d'un autre blog dont je lisais les commentaires que j'ai fait la connaissance de Linoa. Sa signature "L'art d'être SDF" m'avait carrément interpelée et j'ai décidé d'en savoir plus. Linoa venait de créer son blog autour d'un thème pour le moins atypique : la vie sans logement. 
Immédiatement, je lui ai envoyé un email pour en savoir plus. Elle vivait entre Paris, Lyon, Amiens et avait des projets. De sacrés projets même. Tilt ! Il fallait que je l'interroge : alors que de très nombreuses personnes cherchent la formule magique de la réussite, Linoa adoptait l'attitude exacte que je recommande : vivre sa vie, ses rêves, au lieu de rêver sa vie et d'attendre. Nous avons eu du mal à nous croiser. Elle toujours entre deux ou trois endroits, et moi en déplacements à droite et à gauche. 
C'est finalement au retour de Pau, alors que j'avais quelques heures d'attente à Montparnasse, qu'on s'est fixés rendez-vous. Et pas n'importe où : au sommet de la Tour ! Cette interview, à l'origine est au format vidéo. Mais le bruit ambiant ne m'a pas permis de l'exploiter comme je l'aurais souhaitée. Aussi, je vous propose une retranscription très fidèle de notre conversation. Vous ne serez pas nécessairement d'accord avec le mode de vie de Linoa. Pour ma part, j'ai découvert une jeune femme non seulement attachante mais cohérente et sincère. Lisez bien ce qui suit, car à mon sens elle vous délivre de nombreuses clés partagées par toutes les personnes dites "à succès"... Cette interview a donc été réalisée le vendredi 18 mars dernier, en haut de la Tour Montparnasse...

L'interview

Vincent : Bonjour Linoa ! 

 Linoa : Bonjour Vincent ! 

Vincent : Je t'interroge aujourd'hui car tu as décidé un jour de vivre au jour le jour. Peux tu nous parler de ton mode de vie ? 

 Linoa : Je ne sais pas si c'est une bonne chose de dire que je l'ai choisi. D'un premier abord, c'est venu à moi et après c'est vrai que j'ai été amenée à choisir ce mode de vie qui finalement me plaît car j'ai su en tirer les avantages et voir le côté positif. J'ai créé un blog qui s'appelle l'art d'être SDF sans dormir dehors. 

Vincent : Donc depuis deux ans tu vis au jour le jour sans domicile ? 

 Linoa : Sans domicile fixe, oui. 
Au début, ça n'est pas un choix mais ça l'est devenu ?

A terme, oui. En fait c'est parti d'un logement dans lequel j'étais mais comme les propriétaires vendaient ce logement, il a fallu que tous les locataires partent.

Comment tu t'organises au quotidien ?

(Rires) : C'est une gymnastique assez amusante parce qu'il y a des fois o๠à deux ou trois jours près je sais o๠je vais dormir et des fois pas du tout. Il m'arrive parfois de ne savoir qu'à 20h00 o๠je vais dormir : relationnel, coup de téléphone, rencontre avec des gens dans la rue... J'ai eu tous les cas de figure, donc je ne sais pas s'il y a un exemple typique, c'est plutôt une chance qu'on essaye d'attirer à soi afin de la saisir au bon moment.

L'important alors c'est quoi, le réseau ? ce sont des copains qui te présentent des copains ?

C'est plus que ça, c'est le langage simple, je ne pourrais pas te donner un exemple précis car je n'ai pas de rythme en fait. Il n'y a que des "hasards" quasiment. Cette semaine par exemple, j'ai pu dormir 3 jours chez des gens que je ne connaissais pas du tout.

Comment tu les a rencontrés ?

J'ai rencontré une personne devant la gare de Lyon à qui j'ai imposé de garder mes valises, le temps que j'aille à la poste. Un lien s'est créé. Quand je l'ai rappelé à mon retour de Lyon, lui ne pouvait pas m'héberger mais un de ses employés le pouvait.

C'est vraiment par le réseau : tu t'appuies sur ce qu'on va te proposer...

Oui, mais ça n'est pas forcément ce que j'attends des gens, ce sont souvent eux qui me proposent de dormir chez eux. Quand ils entendent mon mode de vie, ils sont souvent plus inquiets pour moi et ils se disent "bon... je vais trouver une solution". Quand ils me demandent o๠je vais dormir, je leur réponds que je vais chercher un garde-meuble et souvent ils préfèrent m'inviter chez eux.

Alors du coup tu te balades avec tes valises et tout ton chez toi ?

Ma vie tient dans un sac !

Alors l'image qu'on a des SDF, tu imagines bien que ça n'est pas du tout ce que tu représentes ?

Non, parce que je pense que beaucoup de gens font l'amalgame entre SDF et clochardisation, qui sous entend être dans la rue, être "bourré", fumer, mendier, c'est à dire tout l'aspect négatif que la société rejette... Alors qu'un SDF peut avoir un boulot et son problème se situe au niveau du logement.

Et toi tu as un travail ?

Moi oui, je suis cinéaste, scénariste et réalisatrice. En ce moment je suis en post production sur mon premier long métrage que j'ai tourné à Madagascar.

Tu es indépendante du coup ?

Oui, voilà .

Tu vis de ton indépendance et ce qui t'intéresse au final, c'est de vivre libre et indépendante ?

Oui, parce que c'est vrai que j'ai un problème avec la hiérarchie, je n'aime pas trop qu'on m'impose des choses. J'ai appris à m'auto gérer..

En tout cas ta démarche de vivre sans domicile, ça vient de ton caractère d'indépendante ?

Oui, ça n'est pas une question financière.

C'est à dire qu'aujourd'hui, tu pourrais avoir un logement ?

Oui.

Donc c'est vraiment un choix ?

Oui, avec le réseau que j'ai, je pourrais m'installer. Mais comme ça n'est pas mon choix, je préfère donner de l'aide via mon réseau pour aider d'autres personnes qui justement souhaitent se fixer.

C'est à dire que tu leur recommandes des endroits, des amis ?

Oui, c'est ça. Il arrive parfois qu'on me propose un logement. Je réponds que ça ne m'intéresse pas, mais souvent je vais en parler à quelqu'un d'autre qui pourra en profiter.

Alors ton quotidien c'est quoi au juste ? Car tu es quand même tout le temps occupée par cette nécessité de devoir te loger ?

Oui.

Et tu arrives à te loger deux ou trois jours ?

En moyenne, oui c'est ça. Parfois une semaine mais grand maximum 10 jours.

C'est donc un cycle qu'il faut renouveler...

Oui.

Mais alors ton quotidien : comment ça se passe ?

Comment ça se passe (rires) ? J'ai des dates quand même qui sont bloquées...

D'accord, donc tu as un vrai calendrier...

Pas forcément. C'est approximatif car je travaille de façon périodique. Quand on a fait une prise de vue, un film, après c'est terminé, c'est "merci et au revoir". Mais ça peut durer une semaine ou quelques mois. Dans ces moments là , j'ai un logement qui est pris en charge. Si après j'ai envie de me poser un peu, je peux enchaîner sur un travail ponctuel, notamment dans l'animation. Il m'arrive de temps en temps d'encadrer des groupes handicapés. Cette autre activité ponctuelle me permet de garder un lien social.

Tu n'as pas forcément de projection sur le très long terme ?

Professionnellement, si, car j'ai huit projets de films. Quand je commence un projet, j'aime bien aller jusqu'au bout.

Est-ce que du coup, ton mode de vie qui est de ne pas avoir d'attaches te permet de gérer plus facilement tes projets ?

Oui, je pense. Car je ne suis pas très disponible et le fait de ne pas avoir de logement fixe me permet de garder un lien avec mes amis ; ça m'oblige à aller les voir.

Peux tu nous parler de ton parcours ? Comment en es-tu venue à faire ce que tu fais aujourd'hui, parce que c'est une passion ce que tu fais là , oui ?

Oui.

Tu sais, on associe souvent la réussite à l'argent mais des chercheurs ont démontré que le vrai sentiment de réussite était lié au sentiment de liberté...

Oui, peu importe ce qu'on fait, il faut de la passion. J'ai 27 ans et pendant 4 ans j'ai fait beaucoup de développement personnel. J'ai lu des livres, j'ai suivi des formations de coaching, je me suis nourrie d'informations qui m'ont portées vers le haut et qui m'ont obligée à ne voir que les portes de sorties, l'aspect positif de la vie, à m'amuser avec ce que je fais et à oser. Je remercie principalement Christian Godefroy qui a été un de mes premiers mentors. Il m'a permis de faire sauter toutes mes barrières mentales. Et des barrières mentales, on s'en met tous dès le plus jeune âge. Quand je regarde la petite fille que j'étais autrefois...

Alors justement, plus jeune tu avais cette vocation artistique de faire des films ?

En fait, enfant je savais que plus grande j'habiterai aux Etats-Unis. Comment, pourquoi, aucune idée, mais à 5 ans j'ai dit à mes parents que plus tard je vivrai aux Etats-Unis. Ils ont pensé que je fabulais. Aujourd'hui, je ne vis pas aux Etats-Unis, mais c'est dans la suite logique de mes projets, je sais que ça viendra tôt ou tard. Puis à 13 ans, j'ai découvert le cinéma, les arts. Le mercredi après-midi, quand tout le monde faisait du sport, je m'initiais aux arts plastiques. Et j'ai réalisé un premier film dans ces âges là . Au début, je ne pensais pas que ça m'avait marqué aussi profondément, mais finalement...

Tu as eu des doutes au début ou tu as toujours su que c'était ça qu'il fallait que tu fasses ?

Disons que j'ai longtemps mis du temps à me trouver, parce que parasitée par plein de choses. Et puis quand on est passionnée par plein de choses, on a du mal à trouver sa voie et à allier plusieurs passions en une. Le fait d'être réalisatrice et scénariste me permet de toucher à l'écriture, chose que j'adore, mais aussi de toucher à l'aspect mathématique parce que j'ai une formation plutôt scientifique. J'ai fait un Bac ES spécialité Maths, puis un BTS informatique et j'ai même commencé une licence en Sciences Politiques mais que je n'ai pas terminée.

Un vrai parcours varié !

Oui et qui fait qu'on se cherche aussi...

Mais quand même, c'est la passion première qui a pris le dessus... C'est intéressant, parce que tu sais, il y a quantité de gens qui pensent que l'herbe est toujours plus verte ailleurs et qui se lancent dans des projets qui ne sont pas faits pour eux et qui vont renier ou leur passion ou leur savoir-faire premier. Toi au contraire, malgré toutes tes passions, tu es revenue à ce que tu maîtrisais le mieux, ce pour quoi tu t'es formée au départ.

Oui, inconsciemment, certainement.

Revenons au projet des Etats-Unis...

Je compte m'installer à Los Angeles. J'ai un projet de film qui est déjà écrit. Je sais avec qui je vais travailler. Le projet est commencé, ça va être une trilogie sur deux femmes dans la mafia... mais je n'en dirai pas plus ! J'ai déjà écrit les deux premiers volets en français et en anglais, il ne manque plus que le troisième.

En français et en anglais ?

Oui, j'ai vécu un an et demi à Londres...

Il y a des choses que tu ne sais pas faire ?

Certainement ! Plein de choses (rires) !

Est-ce que tu essayes d'être de plus en plus performante dans ce que tu fais, à devenir une véritable experte ?

Oui, c'est mon but.

Pour atteindre tes objectifs, comment vas-tu t'y prendre ? Et d'abord, l'idée c'est de t'installer définitivement aux USA ?

En fait, non, rester sur place 3 ou 4 ans peut-être : la planète est tellement grande, il y a tellement de choses à découvrir... Me fixer ne fait pas partie de mes projets.

Tu as un bon réseau aujourd'hui ?

Là o๠on dit que les amis se comptent sur les doigts de la main, moi il me faudrait au moins deux paires de mains !

Tu as donc beaucoup de vrais amis ?

Oui. Des personnes qui sont présentes, qui sont à l'écoute quand ça va ou pas. Des personnes qui aident à trouver des solutions, avec qui on partage des moments, avec qui on vit... Pour ça, je n'ai pas à me plaindre.

O๠est-ce que tu puises tes idées ?

Partout ! Dans la rue, avec mes amis, dans ma vie professionnelle, j'estime qu'il faut être attentif à son environnement pour que les choses viennent à soi.

As-tu une méthodologie particulière que tu mets en œuvre ? C'est instinctif ?

Je pense qu'il y a beaucoup d'instinct ! Il faut se fier à son instinct : qu'est-ce qui vous inspire le plus ?

Tu ne te donnes pas de limites, tu y vas, c'est ça ?

Oui ! Je ne m'enfermer pas dans les "on dit que...". Chaque fois qu'on me dit quelque chose, j'écoute mais je vérifie par moi-même. Surtout que la plupart du temps, les gens qui racontent quelque chose l'ont entendu d'ailleurs.

Est-ce que tout est possible selon toi ?

Oui, complètement. J'en suis convaincue, vraiment.

Est-ce que tu mets en place des stratégies commerciales ?

Commerciales ? Oui. J'ai un blog, par exemple. Même s'il a une démarche sociale, humaine, dans ma manière d'écrire, c'est déjà une approche commerciale. Je m'adresse aux personnes comme si je leur parlais directement. J'essaye de les tenir en haleine. Ensuite, ce blog doit me permettre de sortir mon premier roman et donc de le diffuser.

Quelle est ta relation avec ce milieu commercial ? Souvent on pense que les artistes sont allergiques à la dimension commerciale, quelle est ta position ?

Au-delà du terme commercial, il y a cette notion de séduction. La vie est séduction. Pour discuter avec quelqu'un, il faut le séduire. Pour développer une quelconque relation, il faut séduire. Et séduire, qu'est-ce que c'est ? C'est savoir se vendre au final. Donc maintenant si c'est donner une mauvaise connotations à des termes comme le commerce, le marketing, c'est le problème des gens qui se mettent là encore des barrières mentales. Car à la base c'est de la séduction et il faut prendre ça comme un jeu.

Tu es une passionnée : est-ce que tu souffres de cette fameuse procrastination qui semble ralentir et voire bloquer de nombreuses personnes ?

Non. Quand je veux quelque chose, je fais ce qu'il faut pour l'obtenir.

Tu mets en place un plan d'action précis, un agenda ?

Pas nécessairement parce qu'un agenda ça peut être une ligne directrice mais ça peut aussi être susceptible de modifications.

Mais alors qu'est-ce qui te fait agir au quotidien ? Qu'est-ce qui fait que tu vas te lever ?

Déjà , comme je ne suis pas chez moi, je suis obligée de me lever (rires) ! Par respect pour l'habitant chez qui je suis ! Arriver chez l'autre les pieds sous la table et attendre que ça se passe, ça n'est pas mon fort. Mais je suis toujours active. La procrastination, pour moi, c'est ce qu'on fait en priorité alors que ça devrait être fait en secondaire ou tertiaire. C'est se déconnecter de ce qu'il faudrait faire en premier.

Les gens qui procrastinent ont l'impression de ne pas être productif...

Oui, c'est aussi une question de perception parce que quand je dors, je fais des rêves qui parfois peuvent me servir. Je pense qu'il faut surtout se faire confiance et oser. Si on n'ose pas, on s'embourbe ! J'ai eu une discussion l'autre jour avec une personne qui voulait arrêter de fumer. Je lui ai demandé ce qu'elle faisait pour ça. Elle m'a répondu qu'elle était avec d'autres fumeurs qui tentaient d'arrêter. Je lui ai proposé au contraire d'aller avec des non fumeurs qui lui feront penser à autre chose.

Donc pour agir efficacement, il faut savoir s'entourer des bonnes personnes ?

Oui, voilà !  C'est la règle principale. C'est comme la personne qui dit qu'elle va courir. Personnellement ça n'est pas mon fort mais quand je suis chez des personnes qui courent le matin, je leur demande de me réveiller pour que je les accompagne. Même si je râle, elles doivent m'obliger à me lever, voilà ! Parce que c'est pas grave, elles savent comment je suis et même si je vais râler, au final je suis contente d'avoir couru !

Tu es donc ouverte à toutes les expériences qui peuvent te faire bouger ?

Oui ! Quand on n'y arrive pas, il faut avoir le réflexe d'appeler quelqu'un qu'on connaît qui arrive à dépasser nos mauvaises habitudes. Il faut juste lui demander de l'aide. Parce que tout seul, vous n'y arriverez pas forcément. Après, c'est un effet boule de neige !

On va parler de ton blog maintenant. Tu l'as créé quand ?

Le 14 février de cette année. Le jour de la Saint Valentin. Il s'agit de http://sdfsansdormirdehors.hautetfort.com/

C'est quoi l'objectif de ce blog ? C'est très axé sur ton mode de vie ?

Oui. C'est très subjectif car chaque SDF a un parcours qui lui est propre. Le but n'est pas de mettre en avant ma vie en particulier mais plutôt de donner des conseils aux SDF pour les aider à trouver des solutions, à penser différemment leur situation. Par exemple qu'il y a toujours des solutions si on sait regarder. Mais est considéré comme SDF la personne qui n'a pas de logement fixe. J'ai un ami qui vit sur son bateau à Marseille et qui est considéré comme SDF. Les personnes qui travaillent sur des bâtiments de croisières n'ont pas forcément non plus de logement fixe.

Comment comptes-tu faire évoluer ton blog ?

Je compte l'alimenter, interagir avec les personnes qui ont besoin de conseils mais je prends aussi tous les conseils et toutes les idées qu'on me donne. Quand un SDF dit qu'il a connu tous les cas de figures, je réponds que ça n'est pas possible. C'est tellement marginal et propre à son expérience qu'on ne peut pas mettre un SDF dans une case. Je ne connais pas tout. Je livre mon expérience mais je me nourris aussi de celle des autres pour essayer de toucher un panel assez large et d'aider.

Quel a été l'élément déclencheur qui t'a décidé à publier sur la toile ?

En fait ça me titillait depuis longtemps. Mais je n'osais pas trop. J'avais peur du jugement.

Comment appréhendes-tu ce type de retour justement ?

Je n'appréhende plus. A partir du moment o๠j'ai osé, la suite vient d'elle-même. Même s'il y a des gens frustrés, des insultes, j'ai plus de compassion pour eux que de prendre ce qu'ils me disent en pleine face. Parce que je sais que ça ne s'adresse pas forcément à moi. Mais à quelqu'un qui est heureux de sa situation et qui peut donc agacer quand en face ça ne va pas. Encore une fois, mon but est d'aider.

Qu'est-ce que t'apporte le blog ?

Plein de bonnes choses : Des rencontres, encore des rencontres qui m'obligent à m'interroger sur ma vie, la ligne conductrice que je suis... C'est vivre au quotidien finalement ! En fait c'est comme toute personne qui a son journal intime. Rien d'exceptionnel, c'est à la portée de tous, mais il faut le faire, il faut oser. Et ne pas s'arrêter surtout car la durée de vie moyenne d'un blog est de 3 mois.

Merci Linoa !

Vos réactions (5)

Je trouve cet interview très enrichissant et en même temps très surprenant.

Souvent les gens ont besoin d'un endroit bien à eux pour se sentir sécurisé.

Je trouve remarquable qu'on puisse ce détacher du matériel avec autant de force. Et pourtant c'est in choix de vie partagé par de nombreux globe trotteur sur le web. Leur vie tient dans in sac.

Bravo. Comme quoi tout est possible.

A+

David

par David EGEA , il y a 8 ans

Exact, David !

Je crois que ce qu'il faut retenir, c'est aussi la passion qui anime Linoa...

par Vincent DELOURMEL , il y a 8 ans

Franchement, cette interiew est enrichissante. J'adore sa conviction et je la souhaite, qu'elle arrive à réaliser ses voeux les plus chers à lui.

Et, à travers elle, je remercie Christian Goofroid & Vincent qui sont mes mentors préférés je me nourrie tous les jours de leurs pensées positives.

par Aboubacar oury DIALLO , il y a 8 ans

Salut,

Excellente interview. Linoa a une vision claire de ce qu'elle veut obtenir et la foi inébranlable que cela ce réalisera. Et surtout, Elle agit ! Et avec confiance. J'apprécie sa façon de voir les choses. Le lâché-prise et le fait de ce laissé porter par la vie. Et visiblement, cela donne des résultats.

par Ludop MICHAEL , il y a 8 ans

Belle interview et une belle notion de vie.
Linoa en plus d'avoir un beau prénom sait ce qu'elle veut.
Rien ne l'arrête c'est incroyable.
Je pense qu'elle a beaucoup à donner et beaucoup ont à apprendre d'elles :)

par Nicolas COTINAT , il y a 8 ans

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